Fort romain 1/72

Fort Romain – Burgus

A mesure que les unités s’additionnent, il devenait chaque fois plus urgent de commencer la partie décors.

Je ne suis pas adepte du wargaming, je ne joue avec aucune règle, mon seul plaisir est de disposer mon armée. Il me faudra donc un décor. Ou plutôt beaucoup d’éléments de décor, pour me faire un diorama à géométrie variable en fonction des unités de sortie.

J’ai démarré avec quelque chose de très simple à réaliser : un burgus. Les burgi étaient des petits postes romains, disposés aux frontières et le long des voies d’acheminement des troupes. Il devenait nécessaire pour y poster mes limitanei, les soldats préposés aux frontières, comme les Milites Dalmati ou la première cohorte Batave.

Burgus 20mm fort
Le Burgus, le petit fort romain de frontière. Pas de quoi tenir un siège, mai suffisant pour alerter d’une invasion (avec le bucher à gauche par exemple)

A l’origine, c’était de petites tours quadrangulaires de deux étages, entourées d’une petite palissade. Leur objectif était double : servir d’avant-poste pour une petite garnison (pas plus de 20 milites, souvent moins) et de grenier. On y stockait en effet les denrées (blé, voir le bucellum, biscuit sec qui donnera son nom aux Bucellarii, soldats semi-privés des derniers généraux romains qui les payaient avec ces rations ) utiles aux armées en campagne quand elles passeraient devant.

On se demande souvent comment les Romains étaient capables de déplacer aussi vite des armées aussi lourdes et nombreuses. La réponse tient en un mot : la logistique.

tesserarius principales painted
Pour rentrer, il faut donner le code au tesserarius, le chargé de la garde porteur de la tessera, la tablette sur lequel le mot de passe de la nuit était écrit.

Non seulement ils avaient créé un réseau routier impressionnant, mais il l’avaient garni de points-relais permettant à l’état major d’éviter son pire cauchemar : la faim. L’histoire militaire antique regorge de récits de batailles perdues par le camp qui nourrissait peu ou mal ses soldats. C’est rarement arrivé aux Romains.

En réalité, les Romains étaient pragmatiques et leur burgi n’ont pas toujours été construits sur le même modèle : ils s’adaptaient au terrain, à la situation géographique, voire aux matériaux disponibles.

Je me suis donc inspiré pour ma part du modèle « camp de marche », à savoir une haute palissade sur une petite élévation de terrain, avec une porte surmontée d’une tour et une deuxième tour de garde, le tout posté le long d’un affluent du Rhin, pour surveiller ces maudits Alamans !

diorama fort romain 1/72
La tour de garde, toujours occupée par un archer qui peut d’une flèche enflammée dirigée sur le bûcher prévenir les forces environnantes du danger

Le faire a été très rapide : la partie inférieure d’une boîte en carton rigide de forme carrée m’a servit de base pour la motte. J’y ai collé de la feutrine verte dont l’effet pelouse est assez naturel.

La palissade, dont je suis assez fier, est le fruit d’une illumination : en dégustant mes délicieuses brochettes de viande japonaise, je e suis rendu compte que leur pics en bambou étaient juste parfaits ! Une commande chez un grossiste plus tard, j’avais mon enceinte.

cavalerie gothique peinte 1/72
tentative de coup de main de cavaliers Goths sur le fort Romain. Aux armes !

Pour les tours et les finitions, des allumettes et des chutes de bois en tout genre ont suffit. Encore une fois, il s’agissait de réaliser un diorama de facture assez simple, comme l’était ce type d’avant poste sur les frontières romaines. Je reviendrais dans un prochain article sur ma future forteresse légionnaire !

Pour le bucher de l’écorce et de la paille ont été suffisants. J’ai ensuite pléthore d’armes, machines de sièges et éléments de décor pour remplir le fort.

Pour occuper ces avant-postes, les Romains n’y mettaient que des troupes de second rang des Limitanei, mais bientôt les quelques hommes qui occupaient ces forts furent catégorisés encore plus bas que les Limitanei, comme Burgarii ou castriciani. C’étaient des soldats certes professionnels, mais dont l’emploi statique et isolé en fit des militaires peu entrainés, que le Haut commandement finit par remplacer au Vème siècle en Gaule par des Foederati barbares, moins chers.

J’ai donc créé une unité de burgarii d’une cinquantaine de milites que vous pourrez retrouver ici.

Depuis, l’unité des milites Dalmati a rejoint celles susceptibles d’occuper ce type de position défensive.

Mais ces avant-postes pouvaient aussi servir de camp temporaires pour des unités en opération, comme les Ioviani seniores par exemple.

fort limes limitanei
le burgus vu du ciel, avec les ballistari qui entreposent pour l’hiver leurs scorpions, onagres et balistes.

un premier élément de diorama qui en appelle d’autres : depuis, je me suis lancé dans la construction d’un fort romain en pierre de grande dimension que vous pouvez découvrir ici.

mise à mort romain peint dio 1/72
Les milites ont mis la main sur un marchand indélicat, coupable de vendre des armes aux barbares. Ce sera la mort pour ce cupide commerçant
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7 réflexions sur “Fort Romain – Burgus

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